Vendredi 22 juillet, 40 SA + 4 : rendez-vous pour un monitoring + examen + écho. Mon col est ouvert (c'est pas un scoop...), la sage-femme veut déclencher, je refuse. Je crois que la seule raison c'est qu'on est vendredi et qu'elle craint que j'accouche le week-end ! Je suis tellement contrariée que l'après-midi se déclenche un faux travail.
Lundi 25 juillet, 41 SA : nouveau rendez-vous pour un monitoring + examen + écho. Là c'est autre chose : col ouvert à 3-4 cm (ça doit dater de vendredi...), monito pas terrible (bébé semble dormir : le rythme stagne autour de 140 alors qu'il est censé osciller beaucoup plus). La gynéco (venue sur demande de la sage-femme) discute avec moi d'un déclenchement... Je refuse d'abord mais elle semble inquiète et j'accepte de revenir le soir pour être hospitalisée et déclenchée le lendemain. Je me dis que ça laisse encore une chance à bébé de sortir spontanément ! J'appelle la SF libérale chez qui j'ai suivi les cours de préparation à la naissance, elle me conseille de marcher le plus possible et de prendre un médicament homéopathique pour tenter d'accélérer les choses. Rien n'y fait... Moi qui souhaitait un accouchement le plus naturel possible, c'est raté !
Mardi 26 juillet, 41 SA + 1 (et anniversaire de Lucie, mon aînée qui aura 4 ans ce soir) : on m'emmène en salle de travail à 8h30, on me perfuse (avec rien : de l'eau salée) + monito. Col toujours à 3-4 cm. A 9h30 pas de contractions, bébé "dort" toujours, perf de syntocinon. Je fais remarquer à mon mari que ce sera peut-être un bébé calme. Vers 10h-10h30 la dose optimale est atteinte, ouh là ça fait mal, mais je me rappelle les cours et je respire, je me penche en avant ça soulage un peu... La sf est sympa, ne m'oblige pas à rester allongée mais demande au papa de tenir le capteur pour continuer à entendre le cœur du bébé. Vers 11h je n'en peux plus, pas de répit, les contractions s'enchaînent, je n'avais jamais autant transpiré ! Col à 5 cm seulement, je ne tiendrai jamais, je demande une péridurale. A 11h30 elle est posée, mais je suis à dilatation complète, si j'avais su... Injection d'anesthésiant, la douleur s'estompe petit à petit. Bébé ne descend pas, la sf rompt la poche des eaux vers midi (papa se sauve) et là tout s'enchaîne, bébé descend tout seul, je pousse deux fois sur une contraction, la tête est dehors, encore une petite poussée pour les épaules, je la saisis et la pose sur mon ventre : comment décrire ça, c'est une émotion incroyable, puis je regarde : une fille ! Je la garde un moment sur moi, c'est génial ! Elle ne pleure pas mais respire paisiblement, c'est la plus jolie, je suis la plus heureuse... On l'emmène pour les soins habituels pendant que la sf recoud une petite déchirure (j'aurai au moins évité l'épisio). Papa assiste aux soins de Clémence, donnés par un élève-sf. Première tétée sur la table d'accouchement, pas très confortable. Enfin nous remontons dans ma chambre, et là je peux enfin boire et manger (mon dernier repas date d'hier soir) !
Les jours qui suivent ? Clémence est un super bébé, très éveillé et qui porte bien son prénom, heureusement parce que moi c'est pas terrible : violents maux de tête dès que je m'asseois ou me lève. C'est dû à une brèche dans la dure-mère lors de la péri... Alors pour m'occuper de Clémence c'est galère, les puéricultrices la baignent et la changent... Pour les tétées, je me débrouille mais crevasses et douleurs, je ne veux pas de téterelles (mauvaise expérience avec Lucie), alors je serre les dents. Finalement vendredi on me fait un blood patch : on colmate la brèche avec mon sang. Y'a mieux comme distraction ! Ca ne marche pas, deuxième blood patch mardi, et mercredi 3 août nous sortons enfin ! Quel bonheur d'être à la maison !
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